Remplacement de solvants en industrie

Dans le cadre de cette Action Collective, RESCOLL s’est penché sur la résolution de problèmes techniques liés à la diminution des émissions de Composés Organiques Volatils (COV) pour 6 entreprises d’Aquitaine. En effet, bien qu’extrêmement efficaces dans de nombreuses applications industrielles (dégraissage, collage, peinture,…), les solvants ont des inconvénients environnementaux majeurs et entraînent également des risques au niveau hygiène et sécurité pour les opérateurs. Le durcissement réglementaire vis-à-vis des solvants et la maîtrise des COV (Directives 1999/13/CE et 2004/42/CE) imposent de se concentrer sur la réduction de leur utilisation et le remplacement des plus dangereux (trichloréthylène, …). Certaines activités industrielles telles que celles employant les peintures, vernis et adhésifs sont particulièrement concernées de par les quantités utilisées et la forte teneur en composés volatils émis dans l’atmosphère.  L’objectif est donc de mettre en place des solutions pérennes dans les entreprises afin de s’orienter vers un développement durable. Les solutions de remplacement peuvent aller de la substitution par un solvant plus acceptable sur le plan environnemental ou toxicologique jusqu’au changement complet de technologie, par exemple, pour des technologies en phase aqueuse. Dans ce projet, un axe est donc commun à ces 6 PME de la région : l’étude de la réduction des émissions de COV et la recherche de solutions adaptées de remplacement des solvants dans les résines, solvants et vernis. Cependant, le programme de travail regroupe des filières très diversifiées.

RESCOLL intervient donc dans les domaines suivants :
– Composites : formulation de gel-coats polyester à émissions réduites de COV (POLYPROCESS) et diminution des COV dans les ateliers de mise en œuvre des composites polyester pour la fabrication de carrosseries isothermes (SAINTE MARIE CONSTRUCTIONS ISOTHERMES).
– Préparation de surface (remplacement des solvants chlorés) : formulation de solvants de nettoyage polyvalents et alternatifs au trichloréthylène (CIRON SA) et dégraissage de moteurs de bateaux avant mise en peinture (NANNI INDUSTRIES)
– Vernis de protection pour bois : recherche et campagne de tests pour le choix de revêtements alternatifs performants, écologiques et peu toxiques pour présentoirs en bois (TEDESCO)
– Dissolution de mousses polymères : optimisation des procédés de fabrication de prothèses médicales (SOCIETE BORDELAISE D’APPAREILLAGE)

Pour plus d’infos : maxime.olive@rescoll.fr

 

RESCOLL formule un « produit vert » pour une application optique

Dans le cadre d’une collaboration avec ESSILOR, les équipes de recherche de RESCOLL ont formulé un matériau thermoplastique innovant pour le blocage de substrats optiques pendant les opérations d’usinage. La nouveauté de ce matériau provient du fait qu’il est exclusivement formulé à partir de produits d’origine naturelle.
La fabrication d’un verre optique ou ophtalmique, à partir d’un substrat en verre ou polymère, nécessite une série d’étapes de travail mécanique très intense (usinage, ponçage, polissage,…) pour obtenir la forme conférant à ce substrats les propriétés optiques recherchées. Lors de ces étapes, le substrat est fermement solidarisé sur un support à l’aide d’un amalgame métallique à faible point de fusion, dit « métal fusible ». Ceci permet, une fois l’usinage fini, de récupérer le verre par ramollissement de l’amalgame et de réutiliser le métal fusible de manière pratiquement infinie.
Pour pouvoir obtenir une température de fusion du métal compatible avec l’application, celui-ci contient des métaux tels que le cadmium, le plomb, l’étain, le bismuth,…tous plus ou moins nocifs ou, du moins contre-indiqués pour une application avec contact indirect prolongé.
ESSILOR a souhaité disposer d’une matière présentant l’ensemble des avantages du métal fusible (bas point de fusion, bonne adhérence sur le verre, thermoplastique, réutilisable,…) sans en présenter les inconvénients liés à la nocivité.
Le travail réalisé par RESCOLL a permis de mettre au point un matériau, faisant l’objet du brevet WO2010052248,  formulé exclusivement à base de produits d’origine naturelle. Il répond parfaitement au cahier des charges de l’application et constitue une avancée majeure pour les milliers d’opérateurs utilisant partout dans le monde la technologie d’ESSILOR.
Pour plus d’infos : maxime.olive@rescoll.fr

Bref aperçu sur les agro composites

Aujourd’hui, de nombreux chercheurs s’attachent à trouver une alternative aux produits issus de la pétrochimie. L’objectif est de mettre au point des matériaux bio-sourcés permettant de créer des composites avec une meilleure empreinte écologique. D’ailleurs, la chimie du végétal est l’une des priorités de recherche et développement du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche. Les matériaux agro-composites ou bio-composites connaissent une croissance de l’ordre de 50% par an. S’ils sont pour l’instant minoritaires, ils ouvrent des perspectives à moyen et long terme très engageantes.
L’union des fibres et de la résine
Un matériau agro–composite représente la synergie réussie entre deux matériaux différents. Ce sont en général des fibres et une matrice en plastique ou en résine. Les fibres employées pour l’instant dans l’industrie sont très majoritairement synthétiques (verre, carbone…). Le but est de les remplacer principalement par des fibres naturelles aux très bonnes propriétés mécaniques comme le chanvre et le lin ou encore le bambou. Quant aux résines végétales, ce sont des substances naturelles secrétées par certains végétaux. Pour l’instant, les premières applications concernent des fibres naturelles alliées à des résines synthétiques, à base de polyester ou de polyuréthane. Cependant, des recherches sont à l’œuvre sur des résines dont une partie des composants sont issus des agro-ressources, comme des dérivés des pailles ou des rafles de maïs ou de tournesol. Mais l’un des freins au développement des agro-composites reste le prix : en effet, celui notamment de la fibre de verre reste largement concurrentiel.
Un nombre exponentiel d’applications
Les industriels se montrent de plus en plus intéressés par l’utilisation de fibres naturelles. Les éco composites représentent une solution d’avenir plus durable pour des secteurs comme l’automobile, l’aéronautique, l’ameublement, l’industrie du sport et du loisir…. Parmi les applications les plus récentes, citons les médaillons de portes des Citroën, un vélo, une raquette de tennis Décathlon, une collection de lingerie Rosy…
Les agro-composites prennent aussi place dans le bâtiment, pour des bétons allégés par exemple.

Téléchargez le dossier édité par “Le Lieu du Design” avec la collaboration de RESCOLL : lettre technologique_7